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Mieux communiquer au travail

35 heures par semaine, 47 semaines par an, pendant 40 ans = près de 65 000 heures sur une vie au travail, soit environ 7 ans et demi !

Alors, autant tout mettre en œuvre pour que les relations soient cordiales ! Sans compter que les journées de travail pénibles engendrent généralement une ambiance électrique à la maison ! Pas de bonne humeur en rentrant suite aux désagréments accumulés et pareil le matin car pas envie d’y aller ! En plus des conseils que tu as trouvé dans Les clés pour bien communiquer, en voici quelques-uns valables dans tous les domaines de notre vie, mais qui ont un intérêt particulier au travail.

Développer un terrain favorable

Les rituels

Ce que j’appelle rituel ce sont tous les échanges quasi automatiques.

  • Bonjour, comment ça va ?
  • Au revoir
  • Passe une bonne journée
  • Bon anniversaire

Cela peut paraître anodin, mais c’est par là que commence l’échange de signes de reconnaissance entre les individus. Il est important de savoir que tout individu est à la recherche de signes de reconnaissance de la part de son entourage, pour « vérifier » son existence aux yeux des autres. Il préférera des signes agréables, mais les désagréables sont toujours mieux que rien. Ce sont ces signes de reconnaissance qui donnent le ton à la relation. S’ils sont positifs, l’ambiance est bonne ! Soyons à l’origine de cette ambiance ! En règle générale, ces rituels sont symétriques. Je dis bonjour, l’autre me répond, etc… Évitons les plaintes quotidiennes ! Elles nous enferment dans une spirale négative et repoussent ceux qui nous entourent !

Les passe-temps

Je suis sûre que tu vois de quoi je parle ! Tu sais les discussions autour de la machine à café, à la pause ou le matin en arrivant.

  • La météo
  • Le match d’hier
  • Les dernières nouvelles du service
  • La dernière blague

Ces discussions apportent une certaine proximité avec les autres, tout en gardant notre périmètre de sécurité. Elles ne demandent pas beaucoup d’engagement personnel. Alors même si parfois nous sommes un peu fatigué(e)s ou préoccupé(e)s, prenons le temps de porter ce minimum d’attention à l’autre. Et puis, ce genre de sujet léger permet de se détendre et de penser à autre chose. Évitons de dire du mal des autres ou de colporter des rumeurs. Finalement cela risque de nous retomber dessus, en plus de cela chacun des participants à la conversation se demande souvent ce qui se dit quand il n’est pas là !

Le retrait

Dans certaines circonstances, il est préférable de ne pas engager la communication. Si nous sommes dans de mauvaises dispositions, nous risquons de ne pas être agréables, ni objectifs(ves). Nous pourrions regretter certains comportements ou réactions. Inversement, lorsque nous sommes amené(e)s à demander quelque chose à quelqu’un, mieux vaut vérifier si cette personne est disponible et disposée !

Renforcer le lien

Lorsque l’ambiance est bonne, les liens peuvent commencer à se créer. Nous prenons plus de risques de proximité dans la relation.

Les activités partagées offrent plus d’occasion d’échange de signes de reconnaissance. Alors développons le travail en équipe, les activités sur le temps du midi, les repas entre collègues !

Éviter les manipulations

Les manipulations, ou jeux psychologiques, sont la source de sentiments désagréables et de conflits. Pour jouer, il faut au moins être deux. Nous endossons inconsciemment un rôle, pour rechercher des signes de reconnaissance, pour valider notre façon de voir le monde ou encore pour éviter d’être « trop proche ».

Les rôles :

  • La victime : tout est la faute des autres, elle n’a pas de chance, elle se plaint
  • Le sauveur : il prend en charge la victime, il veut se sentir utile
  • Le persécuteur : il s’en prend à la victime, il libère ses frustrations sur elle

La règle du jeu : un joueur endosse un rôle, et invite une autre personne à entrer dans le jeu

  • La victime appelle un sauveur ou un persécuteur
  • Le sauveur et le persécuteur appellent une victime

Coup de théâtre : les joueurs jouent chacun leur rôle, jusqu’à ce que l’un d’entre eux se lasse et décide soudainement de changer de rôle. En général, la victime ou le sauveur deviennent persécuteur, à charge pour les autres joueurs de s’adapter ! (ou pas !!)

Fin du jeu : tout le monde est perdant ! Chacun repart avec un sentiment désagréable !!

Pour ne pas jouer, soyons attentifs !

Ne pas inviter les autres à jouer !

  • Victime : Ne suis-je pas en demande qu’on me prenne en charge ?
  • Sauveur : Est ce que j’ai demandé à l’autre avant de lui venir en aide ?
  • Persécuteur : Est-ce-que je ne suis pas en train de m’acharner ?

Éviter le jeu des autres !

L’invitation au jeu ne passe pas inaperçue. En général, nous ressentons un malaise, une gène. Refusons le jeu ! Je ne me justifie pas devant un persécuteur, je ne laisse pas le sauveur me prendre en charge, je ne persécute pas une victime et enfin, je ne fais pas à la place des autres, surtout si on ne me demande rien !!

Conclusion

Nous voici aux termes du dossier communication. Même si j’ai tenu à relier les conseils et techniques présentés dans les différents articles à un domaine de notre vie, ils sont applicables quotidiennement et pour chacun des autres domaines.

Si malgré tout, tu continues à rencontrer des difficultés dans tes relations, qu’elles soient personnelles ou professionnelles, le coaching de vie peut t’aider à y voir plus clair et à trouver tes solutions pour changer ce qui ne te convient pas !

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