Bien communiquer dans mon couple.

Pourquoi cela peut devenir si compliqué de communiquer au sein de notre couple?

De quoi part la dispute ?

Comment faire pour « réparer » les dégâts de la mécommunication ?

Autant de questions que chacun d’entre nous s’est déjà posées au moins une fois dans sa vie de couple !

Le quotidien est tendu, ce soir c’est la goutte de trop… j’explose, il ou elle explose… notre couple implose !! Grâce à ça, la pression diminue… pourtant chacun se sent mal !! Culpabilité, colère envers soi, envers l’autre, mauvaise estime de soi, déception : on s’en passerait bien !

Pourquoi cela devient parfois si compliqué de communiquer dans le couple ?

Pour commencer, l’ennemi public numéro un de la communication dans le couple est la routine.

Au début nous nous découvrons, c’est agréable d’apprendre à connaître l’autre. On ne regarde pas à la dépense en temps et en énergie !! L’envie de plaire nous amène à être particulièrement attentifs aux besoins et désirs de l’autre, nous adaptons la communication pour nous montrer sous notre meilleur jour.

Au bout d’un moment, nous avons même le sentiment de tellement connaître notre moitié qu’il n’est même plus la peine de parler. On connaît ses goûts, habitudes, réactions même ! Une complicité très agréable s’installe.

Ne pas confondre « comprendre sans se parler » et « ne plus communiquer » !

Dans le premier cas, le langage se fait autrement que par les mots, il est parfaitement bien compris par notre cher(e) et tendre, cela s’inscrit dans l’intimité entre les deux partenaires.  Cependant elle ne se limite pas à cela, elle se traduit aussi par le fait de parler en toute confiance de ses besoins, peurs, envies et sentiments. C’est la plus grande source de développement du sentiment d’exister et d’être important aux yeux de l’autre. N’oublions pas les activités partagées ensemble ! Elles contribuent largement à ce sentiment de reconnaissance.

Dans le deuxième cas, la relation se résume aux rapports conventionnels, bonjour, merci, au revoir… aux discussions sans grand enjeu et va même parfois jusqu’à un enfermement sur soi, télévision, téléphone, activités diverses au point de ne plus partager, de se mettre en retrait. C’est  de cette façon que se crée le lit de la mécommunication.

Entretenir l’harmonie dans ton couple

C’est important de continuer à parler de tout et de rien, de faire des choses ensemble, de montrer ce que l’autre représente à nos yeux. Prenez le temps à deux de ne rien faire de spécial pour avoir l’espace et le temps pour parler. Un bain, une promenade… Ce sont ces petits moments qui entretiennent l’envie de plaire, de faire plaisir et mettent chacun des deux partenaires dans des conditions favorables à une bonne communication.

Tu trouves que ton ou ta partenaire ne le fait pas non plus… oui, c’est peut-être vrai. Pour autant, que veux-tu ?

Retrouver une harmonie dans ton couple ?

Alors est-ce bien important de savoir de qui cela vient ? Si tu fais le premier pas, tu créeras une dynamique qui lui donnera probablement l’envie de faire la même chose !!

Astuce : Prévois au moins 1 fois par semaine de surprendre ta moitié !! Entretiens la flamme… Pas un truc extraordinaire chaque fois. Une petite attention suffit, une photo envoyée avec un bisous par exemple, un petit mot sur l’oreiller !! Un pique-nique improvisé… Fais preuve d’imagination !! Tu verras, les effets sont surprenants !

De quoi part la dispute ?

Bien souvent de pas grand chose dans les faits !!

Évidemment il peut exister des sujets de discorde importants au sein du couple qui nécessitent une réelle remise en question des deux parties et parfois des prises de décision.

Pourtant dans la majorité des cas le problème est relativement bénin et la dispute tient plus de l’interprétation que l’on fait de la situation que de la réalité elle-même, c’est ce qu’on appelle la carte du monde dont nous avons parlé dans Les clés pour « bien » communiquer.

Quand cela vient de toi…

Si l’interprétation que tu as faite éveille en toi une émotion désagréable : colère, tristesse, peur, il est fort probable qu’un mécanisme de protection se mette en place inconsciemment. Tu entames alors un monologue intérieur, qui ne va que renforcer ce que tu penses de négatif, et entretenir ton émotion dérangeante.

Je suis certaine que tu vois de quoi je parle !!

Alors tu sais que cette émotion et ce dialogue interne vont influencer ton comportement sans que tu t’en rendes compte.

Généralement, on crie, on pleure, on accuse… et quand tout est arrangé… on regrette !!

Comment enrayer ce mécanisme ?

La base de tout est de prendre conscience de ce tu ressens et de ce monologue qui t’enferme dans le processus.

Astuce : Quand tu constates que la dispute arrive, prends un grande inspiration, souffle doucement. Scanne ce qu’il se passe en toi.

  • Que ressens tu ? (émotions)
  • Quels sont les faits à l’origine de cette émotion? (faits)
  • Qu’est ce que tu te dis ? (pensées automatiques)
  • Au fond de toi, que veux-tu éviter ? (peurs)
  • Que voudrais-tu dans cette situation ? (besoins)

Maintenant reprends ton explication en y incluant tous les éléments :

« Je ressens de (émotions) parce que quand il se passe (faits) je me dis que (pensées automatiques). En fait je pense que j’ai peur de (peurs) et que ce que j’aimerais, c’est que (besoins) ».

Si tu ne te sens pas disposé(e) à en parler, l’émotion est encore trop présente, tu peux différer la discussion. Explique sincèrement à ton ou ta partenaire que tu as besoin d’un moment de retrait pour être à nouveau disponible et constructif. Rien à voir avec lui ou elle, mais avec toi uniquement !

« Je suis trop (émotions), j’ai besoin d’un petit moment pour savoir en parler calmement, sinon j’ai peur de dire ou faire des choses que je ne penses pas ».

Ce mode de communication te permet d’exprimer ce qui est difficile pour toi et ce dont tu as besoin, sans pour autant accuser l’autre. Cela s’appelle l’assertivité. Garde à l’esprit que les accusations mettent sur la défensive et mettent des barrières à la compréhension. Faire entendre ton point de vue devient alors une lutte. Chacun campe sur sa position, le ton monte, les reproches fusent et la dispute éclate.

Quand cela vient de l’autre…

Inversement, si tu ressens une émotion forte chez ton ou ta partenaire, qui te semble démesurée par rapport à la situation, invite-le (ou la) à en parler.

Astuce : Nommer l’émotion que tu perçois amène l’autre à se recentrer sur lui-même. Tu peux alors l’aider à prendre conscience du processus, et toi, comprendre en utilisant la méthode expliquée plus haut.

  • Tu me sembles (émotions), j’aimerais qu’on en parle… tu veux bien ?
  • Quels sont les faits à l’origine de cette émotion ?
  • Qu’est ce que tu te dis ?
  • Au fond de toi, que veux-tu éviter ?
  • Que voudrais-tu dans cette situation ?

Essaie de comprendre sincèrement ce qu’il ou elle te dit et ressent aussi. Il est important de demander l’accord pour en parler. Parfois l’autre n’est pas prêt. Dans ce cas, inutile d’insister, il est préférable de remettre la discussion à un autre moment.

Comment faire pour réparer les dégâts de la mécommunication ?

Reconnaître sa part de responsabilité dans le conflit

Après tout on ne se dispute pas seul !!

En effet, comme nous l’avons abordé dans le point sur les modes de transmissions de l’article « Les clés pour « bien » communiquer », il revient à chacun de nous de vérifier la concordance entre la réponse obtenue et l’intention initiale du message. Si elles semblent ne pas correspondre, à nous de modifier notre mode de transmission afin de nous faire comprendre, plutôt que d’essayer d’imposer en bloc notre idée.

Exprimer que l’on regrette cette situation, que nous sommes prêts à faire des efforts pour comprendre l’autre et respecter ses besoins, ses différences, et aussi pour parler de nous, de nos envies et besoins. Rétablir cette intimité tellement indispensable au couple.

Cependant, lors des conflits, parfois les mots ou certains comportements vont trop loin et c’est regrettable. Heureusement, ils sont peu souvent inadmissibles, pourtant si c’est le cas, la priorité est alors de se protéger et de poser nos limites.

Savoir demander pardon… et accepter les excuses !

Lorsque la situation reste « acceptable », c’est ce qui peut tout changer !!

En effet, la flexibilité est un atout qui nous permet de mieux comprendre l’autre et de mieux nous faire comprendre. Reconnaître ses torts peut sembler être une marque de faiblesse pour certains. Pour autant il n’en est rien. Il en va de même pour le pardon. Mettre sa fierté de côté certaines fois est une preuve de confiance faite à l’autre, elle l’invite à en faire autant et ouvre les portes à la compréhension et l’indulgence.

Finalement, n’est-il pas préférable de marcher ensemble vers un même objectif, plutôt que de s’affronter ? Accepter nos faiblesses et celles de l’autre, se soutenir, avancer à deux, en équipe !

Astuce : En dehors d’une période de crise définissez un mot de code à prononcer quand l’un des deux sent que la discussion « dérape ». En prenant conscience que cela va trop loin, vous limiterez les conséquences du conflit. Demander pardon ou accepter les excuses n’en sera que plus facile !!

Parler de notre mode de communication

Une dernière chose… partage ces astuces avec ton partenaire ! Si vous avez le même « mode d’emploi » de communication, elle n’en sera que meilleure !

Pour finir, si malgré tout les difficultés persistent, quelques séances de coaching te permettront de prendre conscience de l’origine de ces difficultés et de trouver ta solution pour rétablir l’harmonie dans ton couple !!

Les clés pour « bien » communiquer

Une dispute à la maison, un conflit au travail, qui d’entre nous n’a jamais vécu ça !!?

Quelle dépense d’énergie et que de bons moments gâchés parfois. Et finalement, quand la tension est redescendue, nous nous rendons compte que cela n’en valait souvent pas la peine.

Pourtant il est possible d’éviter d’en arriver là dans de nombreux cas. La solution ? Améliorer sa communication !

Pour commencer, il est impératif d’en comprendre les rouages. Il y a trois concepts essentiels à explorer, le premier est celui de la carte du monde, ensuite  la transmission du message et enfin les modes de transmissions.

La carte du monde

Chaque personne voit La réalité au travers de différents filtres.

  • Celui de nos sens, selon les personnes la vue, l’audition, le toucher, le goût et l’odorat ne fonctionnent pas de la même façon.
  • Des filtres spécifiques à chacun se rajoutent ensuite. Le filtre neurologique, les informations reçues par nos sens sont transmises et traitées différemment en fonction de notre physiologie. Ensuite vient le filtre personnel, ici nous parlons de nos expériences de vie, de nos valeurs. Enfin, le filtre culturel, c’est la somme de ce que nos parents, le milieu dans lequel nous vivons, nos enseignants nous ont inculqué.
  • Les mécanismes linguistiques, dont nous avons déjà parlé dans  Je veux être heureux !!. L’omission, la généralisation et la distorsion.

C’est ce qui fait que La réalité se transforme en Notre carte du monde. Cette dernière est évidemment unique pour chacun. Il en découle donc que nous pouvons parler de deux choses qui nous semblent différentes, et qui sont en fait une représentation de la même réalité. Voilà la première source de mécommunication.

La transmission du message

Un certain nombre de données sont perdues dans cette transmission, voire même transformées. Faites l’expérience avec une dizaine de personnes. Un message est donné à la première puis transmis de bouche à oreille sans que le voisin entende. A la fin du circuit, le message initial a généralement perdu de son contenu en route ! Et parfois même le message final n’a plus rien à voir avec celui de départ !

Cette expérience illustre une réalité très simple. Entre ce que je pense et ce que je dis mes filtres sont à l’œuvre. Ce que je dis arrive à l’autre, et là ce sont ses filtres qui entrent en action pour aboutir à ce qu’il en pense. C’est donc à trois niveaux que le message initial peut être « déformé », autre source de mécommunication.

Les modes de transmission

Lorsque nous communiquons avec une autre personne, nous le faisons à plusieurs niveaux.

Les mots, que l’on appelle le message social, c’est le verbal.

Le comportement, nous parlons ici de message psychologique. Ce dernier est sous-entendu et envoyé par tout ce qui est non verbal et para verbal. Intonation, rythme et volume de la voix, regard, expressions du visage, posture…

Lorsque les deux messages sont en adéquation, nous sommes congruents. La communication est claire et spontanée. Dans le cas où les messages sont contradictoires, c’est le message psychologique qui passera en priorité. Inutile d’essayer de cacher ce que nous pensons ! Lorsque nous ne sommes pas congruents, nous avons beau dire « Je suis d’accord », tout notre comportement crie « je ne suis pas d’accord !! ». Encore une fois nous entrons en mécommunication.

Les 3 clés pour mieux communiquer

  • Agrandir sa carte du monde

Lorsque nous partons visiter d’autres régions ou pays, nous élargissons notre vision du monde. De la même façon, visitons la carte de l’autre. En essayant de comprendre la vision de l’autre, cela nous permet de respecter ce qui est important pour lui, ses valeurs. En respectant ses valeurs, nous mettons toutes les chances de notre côté pour qu’il ne nous rejette pas. D’une part il se sentira respecté, ce qui est un pré-requis à une bonne communication, et d’autre part, cela incitera notre interlocuteur à venir explorer notre carte. Nous entrons dans un cercle vertueux alliant respect, ouverture d’esprit et compréhension.

L’astuce est de se concentrer sur ce que l’autre dit en mettant sur pause notre dialogue intérieur. De cette façon je peux comprendre.

  • Vérifier que nous parlons de la même chose

Les erreurs d’interprétation liées à la transmission du message sont une cause fréquente de conflit. Plutôt que d’essayer d’imposer notre point de vue, commençons par nous assurer que nous sommes sur la même longueur d’onde.

Quand je reçois une réponse inadaptée à mon message, c’est peut-être parce que je me suis mal exprimée, je ne me suis pas adaptée à la manière de communiquer de l’autre. J’en suis responsable, et j’ai donc le pouvoir de le changer.

Une technique très simple et efficace est de demander à mon interlocuteur de reformuler ce qu’il a compris de ce que je lui ai dit. Vous vous apercevrez que bien souvent le mal entendu vient de là !

  • Penser et ressentir ce que je dis

Veillons à agir et parler en cohérence avec ce que nous pensons et ressentons. D’abord nous en tirerons un bien-être considérable, qui nous met dans des dispositions propices à une bonne communication. En plus de cela, la personne en face de nous ressentira cette cohérence qui l’encouragera à nous faire confiance et à être congruente à son tour.

Vous me direz que ça n’est pas toujours facile, que parfois la peur de la réaction de l’autre nous entraîne dans l’incongruence. C’est vrai, pourtant, que constatez-vous quand vous le faites ? Parfois cela fonctionne, mais la majorité du temps l’autre s’en rend compte, dans le meilleur des cas il nous incite à dire ce qui est caché, dans le pire le conflit éclate.

Un conseil bien utile est de parler de ce que je ressens quand je sens ce besoin de cacher ce que je pense.

C’est là que se trouve l’origine du malaise. En parlant de ce que je ressens, je me préserve des frustrations qui s’accumulent et finissent par exploser. J’incite aussi celui qui est face à moi à faire de même. En effet, en créant une intimité, je montre ma confiance et mon respect de l’autre. Il se sentira à son tour en confiance.

Finalement, en étant ouvert à la vision de l’autre, lorsqu’on parle de la même chose et que ce que je dis correspond à ce que je pense et ressens, je mets toutes les chances de mon côté pour que la relation soit harmonieuse.

Pour autant, je ne suis responsable que de mon côté de la communication, éviter les conflits nécessite que l’autre soit dans les mêmes dispositions. Il arrive que le conflit éclate malgré mes bonnes intentions, cela n’est pas un échec pour autant ! C’est l’occasion pour en tirer une leçon, pour mieux se connaître et mieux connaître l’autre !!

Êtes-vous en accord avec vous-même ? 🤔🤔🤔

Qu’est ce que cela signifie ?

Nous avons en nous une sorte de guide, ce sont nos valeurs. Chacun a développé un ensemble de valeurs depuis son enfance.

Certaines sont transmises par nos parents, d’autres par les expériences que nous avons vécues. Chacun a son système  hiérarchisé et entièrement personnalisé. Ce système évolue tout au long de la vie, même si certaines valeurs restent ancrées en nous.

Être en accord avec soi-même revient à suivre notre guide, c’est à dire agir et penser en cohérence avec nos valeurs.

C’est de cette façon là que nous développons notre estime personnelle, que nous ressentons bien-être et apaisement. Elles sont au cœur de notre motivation. En effet, inconsciemment nous mettons tout en place pour les satisfaire.

Et vous, pensez-vous agir en accord avec vos valeurs ?

Quelles conséquences si je ne suis pas mes valeurs ?

Se comporter à l’encontre de ses valeurs produit en nous un effet immédiat ! Colère, tristesse, culpabilité… Autant d’émotions désagréables qui envahiront celui ou celle qui tentera de quitter le chemin employé par le guide !

C’est d’ailleurs un indicateur puissant que nous ne sommes pas sur la bonne voie !! En continuant le chemin nous risquons de rencontrer à long terme :

Il arrive de s’égarer ! Alors soyez à l’écoute de vos émotions ! C’est votre signal d’alarme !

Faire la liste de tes valeurs

Il est primordial de prendre le temps de te pencher sur ce sujet.

Nous fonctionnons de façon tellement automatique pour pouvoir gérer le quotidien, que nous marchons en regardant le bout de nos chaussures, en oubliant le guide qui est devant nous !

Alors pour  vous aider, commence par identifier votre guide !

Voici une liste, non exhaustive, de valeurs. Lisez-là et repérez les valeurs qui sont importantes pour vous.

Acceptation, accomplissement, action, adaptation, affirmation, altruisme, amitié, amour, appartenance, apprentissage, autarcie, authenticité, autonomie, autorité, aventure, beauté, bien-être, bienveillance, bonté, calme, charité, communication, compassion, conciliation, confiance, confort, conscience, coopération, courage, créativité, découverte, dépendance, détachement, dévouement, discernement, discipline, don, douceur, éducation, efficacité, effort, égalité, élégance, enthousiasme, entraide, équanimité, équilibre, espérance, éveil, excellence, expérimentation, exploration, famille, fidélité, flexibilité, force, générosité, honnêteté, honneur, humanité, humour, indépendance, influence, information, innovation, inspiration, intégration, intégrité, intelligence, invention, joie, justice, liberté, maîtrise, maturité, méditation, mobilité, optimisme, originalité, paix, passion, perfection, performance, persévérance, plaisir, pondération, présence, prospérité, pudeur, puissance, qualité, réalisme, recherche, reconnaissance, régularité, respect de l’autre, respect de soi, responsabilité, réussite, sagesse, sécurité, sensibilité, sérénité, silence, simplicité, sincérité, sociabilité, stabilité, succès, tendresse, tolérance, transmission, universalité, utilité, vérité.

C’est fait ?

Ok, maintenant vous allez en garder 10. Regardez votre liste, vous pouvez sûrement en regrouper certaines !

C’est bon ?

Alors vous pouvez les classer dans l’ordre en commençant par la plus importante.

Ça y est ??

Vous voilà avec votre mode d’emploi, votre guide !

Vous rencontrez des difficultés pour établir la liste ? Pour hiérarchiser vos valeurs ? Ne vous inquiétez pas ! Ça n’est pas toujours évident de mettre l’éclairage sur une application qui fonctionne en tâche de fond ! Ce genre de sujet peut être abordé en séance de coaching !

Petite astuce : Gardez à portée de main la liste de vos valeurs !! Si vous le souhaitez je peux  vous aider à établir votre liste et créer pour vous un joli support ! La mienne je l’ai imprimée sur mon mug du bureau et sur un magnet du frigo !

Comment utiliser cette liste ?

Pour vivre en accord avec soi-même, la clé est de vivre en respectant vos valeurs. Vous me direz qu’il n’est pas facile d’y penser à chaque instant ! Je vous l’accorde !!

Pour conclure, c’est en étant à l’écoute de vos émotions que vous y parviendrez. Quand vous ressentez un malaise, des émotions désagréables, autorisez-vous à faire un arrêt sur image. Et demandez-vous si dans la situation que vous vivez vos valeurs sont respectées. Vous verrez que dans la majorité des cas, ça ne l’est pas ! Vous avez alors les pistes pour réaliser les changements nécessaires et souvent minimes pour améliorer considérablement votre vie !

Je veux être heureux !!

Optimiste ou pessimiste, adepte de la philosophie du verre à moitié plein ou à moitié vide, et si tu avais le choix ?

Tu sais quoi ? Aujourd’hui c’est la Journée Internationale du Bonheur ! Proclamée par l’Organisation des Nations-Unies.

Selon une enquête Ifop réalisée en octobre 2017 sur le regard des Français sur le bien-être, lorsqu’on demande aux participants leur ressenti sur leur propre état depuis les deux dernières semaines, 9% d’entre eux répondent optimiste en première intention, contre 13% pour ceux qui se sentent pessimistes.


Il apparaît donc que nous ayons tendance au pessimisme plutôt qu’à l’optimisme. Or les bienfaits de l’optimisme sont nombreux :
  • Sentiment de bien-être plus développé
  • Meilleure gestion du stress
  • Relations plus harmonieuses
  • Meilleure estime de soi
  • Confiance en soi plus développée
  • Réussites plus nombreuses (lié à une peur de l’échec moindre)
  • Meilleure santé (liée à une production plus faible d’hormone de stress)…
 Attention, il ne s’agit pas ici de confondre optimisme et inconscience ! Abordons quelques notions essentielles, pour être sûrs de parler de la même chose.

Optimiste ou pessimiste

En allant chercher sur le Larousse en ligne j’ai trouvé ceci :

  • Optimisme : Disposition d’esprit qui incline à prendre les choses du bon côté.
  • Pessimisme : Tendance de quelqu’un qui, par caractère ou après réflexion, prévoit une issue fâcheuse aux événements, à la situation, qui en attend le pire.

Tu seras d’accord avec moi, pour les deux définitions il semble que cela soit lié à une façon de voir les choses.

Dans la première, on parle de disposition d’esprit, ce qui implique que la même chose peut être vue d’une manière ou d’une autre.

Dans l’autre, de prévision, ce qui ne correspond à aucun fait réel, il s’agit de comparaisons entre ce que nous vivons en ce moment et ce que nous avons vécu ou avons peur de vivre.

Finalement, dans les deux cas, nous pouvons constater que l’orientation de notre pensée vient d’un processus de réflexion, dans lequel toute notre subjectivité est invitée.

Omission, généralisation, distorsion

Ces trois phénomènes font partie intégrante du fonctionnement de notre cerveau.

En effet, nous percevons LA réalité qui nous entoure au travers de nos 5 sens. Évidemment il nous est impossible d’être conscient des millions d’informations qui nous arrivent en même temps sur ce qui se produit autour de nous. Notre cerveau filtre toutes ces informations pour amener à notre conscience ce que nous sommes capable d’appréhender. Ensuite, nous associons ce qui sort de ce filtre pour créer NOTRE réalité. C’est notre interprétation de LA réalité.

Afin réaliser cette tâche, notre cerveau va utiliser ces trois méthodes pour pouvoir « ranger » ce qu’il vient de recueillir :

  • L’omission : certaines informations ne seront pas utilisées, elles ne rentrent dans aucune case
  • La généralisation : des éléments partiellement similaires sont rangés dans la même case
  • La distorsion : certains éléments sont déformés afin de rentrer dans les cases existantes

Pour cela, il va se baser sur ce que nous avons vécu et faire des comparaisons. C’est dans ce contexte que nos peurs peuvent venir influencer la vision de certaines situations. Il va aussi utiliser les idées que nous nous sommes faites sur certaines choses, nos croyances.

Il devient alors évident qu’ayant chacun notre vécu, nos propres croyances, pour une même situation, les visions sont différentes.

En pratique

Faisons maintenant un lien avec ce que nous rencontrons dans la vie, et découvrons comment ces mécanismes ont un impact sur notre vision des choses.

Tu es de mauvaise humeur en te levant et tu te dis que c’est une mauvaise journée. Automatiquement ton filtre se met en route ! Tout ce qui se passe de désagréable dans ta journée te sautera aux yeux, le positif devient presque invisible (omission)! Et cela viendra renforcer ta croyance que cette journée est mauvaise, étant donné que chaque fois que cela commence comme ça c’est le même refrain (généralisation) ! Cela pourra même aller jusqu’à accentuer certains évènements qui, un autre jour, te sembleraient anodins (distorsion). Ton interprétation prend alors le pas sur La réalité. Tu passes une mauvaise journée… et tu l’as entretenu !

Tu vois de quoi je parle ? Évidemment ! Chacun d’entre nous a à un moment ou un autre vécu ça. Après tout nous sommes humains !!

La solution

L’optimisme ça s’apprend ! Notre cerveau est comme un ordinateur, nous avons la possibilité de le reprogrammer, comme nous l’avons vu dans cet article.

Il faut néanmoins que tu saches que cela demande un minimum d’efforts. Nous aurons besoin d’environ trois semaines pour que le nouveau programme soit inscrit dans les tablettes. Et quelques efforts encore pour qu’il fonctionne complètement automatiquement. Des mises à jour sont nécessaires régulièrement.

Pour commencer il est primordial de prendre conscience de ton propre fonctionnement.

Voici un test succin qui te permettra d’en avoir une idée.

Ensuite, décide de modérer tes idées négatives.

Chaque fois que tu constates qu’une idée négative te vient à l’esprit, contrebalance-la systématiquement par trois idées positives.

En effet, il n’est pas question de ne voir que du positif, au risque de devenir complètement inconscient. Nos peurs, notre instinct (qui se charge de réagir face à des situations connues) sont indispensables à notre sécurité. Cet exercice permet d’éviter que ces défenses prennent le monopôle et nous freinent inutilement.

Un sentiment de détente peut t’y aider

Tu peux diminuer ton niveau de stress simplement en utilisant ta respiration.

3 fois par jour, prends le temps respirer en conscience.

  • Inspire par le nez en gonflant le ventre, pendant 3 secondes
  • Bloque, pendant 3 secondes
  • Expire comme si tu soufflais dans une paille, pendant 3 secondes
  • Bloque, pendant 3 secondes

Et tu recommences pendant 3 minutes.

Cet exercice peut se réaliser n’importe où. Dans ton lit, au boulot, en cuisinant, sous la douche… aux toilettes même !! Il permet de faire diminuer le rythme cardiaque, d’apporter une dose supplémentaire d’oxygène, de se centrer sur soi-même… Cela amène une détente, qui t’aide à ne pas te laisser envahir par tes peurs.

Dernière chose, développe ta confiance en toi-même

La confiance en soi permet de se sentir capable d’agir en cas d’imprévu, elle facilite l’adaptabilité. Tu craindras nettement moins les conséquences désagréables éventuelles d’une situation. En effet, si tu te sens capable de réagir, tu auras moins peur.

Chaque soir, note sur un cahier, dans ton smartphone ou ton ordinateur, 3 choses de la journée que tu es fier(e) d’avoir réalisées. Quand tu te sens moins « capable », reprends tes notes. Tu verras que ta confiance sera boostée.

Il est important aussi de fêter tes réussites, de partager avec ton entourage tes succès. Cela permet de les inscrire en toi.

Conclusion

Optimiste, pessimiste, tu as le choix !

Décide aujourd’hui d’adopter la philosophie du verre à moitié plein.

Gandhi disait : « Sois le changement que tu veux voir dans le monde ».

Inutile de se battre contre des choses sur lesquelles tu n’as pas d’influence directe, tu dépenses de l’énergie en vain. Par contre, tu peux changer ta façon d’appréhender ces mêmes choses, et voir la vie plus belle !

 

Retrouver la motivation ?

Perte de motivation ?

Tu ne trouves pas l’énergie nécessaire pour te mettre à l’action ? Ta motivation te fait défaut ?
Pas de panique ! Rien de plus normal quand on manque d’envie, quand on fait face à des contraintes ou à des difficultés.
Cela s’appelle la démotivation !
Elle peut survenir à tout âge et pour tous les domaines de notre vie. Du combat de l’enfant avec la douche, à l’ado et ses devoirs, en passant par l’adulte au travail jusqu’à la personne âgée qui ne sort plus de chez elle.

Démotivation ??

Pour commencer explorons la démotivation.
C’est une stratégie de notre cerveau pour éviter de se retrouver dans une situation plus embêtante pour nous que ce que l’on veut bien admettre.
Par exemple, faire le ménage ne te plaît pas. Pourtant habituellement tu trouves l’énergie de le faire. Alors pourquoi c’est devenu si contraignant ?
  • Peut-être que tu as le sentiment que tes proches ne respectent pas ou ne reconnaissent pas ton travail ?
  • Peut-être que tu ne te sens pas libre de décider de le faire ou non ?
  • Ou alors la tâche demandée n’est pas dans tes capacités de temps et d’énergie ?
Ton inconscient va alors tout mettre en œuvre pour te protéger à ton insu. Et pour cela il est très fort !
  • Adopter la technique de l’autruche et ignorer les problèmes
  • Brasser de l’air, c’est à dire s’agiter et occuper tout son temps et son esprit par d’autres choses que ce qui est important
  • Jouer à la victime, se plaindre, trouver des excuses… « C’est pas de ma faute »
  • Procrastiner, ou comment remettre à plus tard ce que je peux faire maintenant

Motivation !!

A contrario, la motivation est un processus qui nous permet de trouver et mobiliser l’énergie nécessaire pour nous mettre à l’action.
Elle se décline sur trois niveaux,
  • La motivation intérieure : liée au plaisir que tu éprouves en lien direct avec ce que tu fais,
  • Extérieure : récompense, reconnaissance, situation désagréable évitée,
  • celle d’accomplissement : liée à la satisfaction anticipée d’avoir atteint l’objectif
Nous utilisons tous ses 3 niveaux de motivations en fonction des circonstances et des difficultés rencontrées. L’idéal est de privilégier celles intérieure et d’accomplissement et de limiter celle extérieure. En effet, cette dernière est conditionnée par des éléments extérieurs à nous que nous ne maîtrisons pas toujours.

Nos besoins

A présent voyons le lien entre motivation et besoins.
La satisfaction de nos besoins influe sur notre motivation. Aussi, pour une tâche donnée, il est primordial de prendre en compte ces derniers afin de booster notre énergie !
Voyons cela de façon plus concrète…

Autonomie

Tu es motivé toi quand on t’impose quelque chose ? Non, bien sûr ! Ton besoin d’autonomie n’est pas respecté alors la machine bloque !!

Astuce n°1

Tu as toujours le choix !! C’est une question d’interprétation !
Par exemple, aller au travail le matin…
  1. Vision démotivante : Être obligé d’aller travailler sinon mon patron va me tomber dessus !
  2. Vision motivante : Choisir d’aller travailler pour avoir le niveau de vie qui me convient !!

Si tu veux en savoir plus, lis cet article : Tu décides ou tu subis


Se sentir compétent

Rien de plus motivant que de sentir qu’on a la capacité de réaliser les choses ! Une vague d’énergie envahie notre corps dès l’instant où l’exercice demandé est dans nos cordes !!


Astuce n°2

Choisis tes projets en fonctions de tes domaines de compétences !
Quand tu as un objectif, prends le temps d’évaluer si tu as les capacités et les connaissances nécessaires pour atteindre ton but !
  1. Établis une liste des compétences que tu as dans le domaine choisi
  2. Et aussi celles qui sont à acquérir ou développer !

Mets en place un programme de formation personnel avant de te lancer !


 

Se lancer des défis

Ensuite, il s’agit aussi de dépasser ses peurs, aller de l’avant, faire un pas de plus !  Quel sentiment de puissance quand on pousse un peu ses limites !! C’est le meilleur moyen pour développer une motivation de fer, et aussi une estime personnelle indispensable pour se sentir capable.


Astuce n°3

Respecte ton rythme et tes priorités !
  1. Choisis une situation qui te pose problème
  2. Ensuite définis une petite action que tu n’aurais pas osé faire avant aujourd’hui
  3. Pour terminer détermine un contexte où tu ne prends pas de gros risques
  4. Décide de réaliser cette action maintenant !
Commencer par de petites actions où les risques d’échec sont faibles te donnera un peu à la fois l’assurance que tu peux y arriver ! Ta confiance grandira à chaque victoire !

Et surtout, célèbre chaque réussite. Ainsi tu ancreras dans ton inconscient la voie du succès et développeras ta motivation d’accomplissement !


Faire ce qu’on aime

En effet, c’est le meilleur moyen d’être motivé ! Tout devient possible dès l’instant où cela procure un plaisir immédiat !
Malheureusement dans la vraie vie, nous nous retrouvons à faire des choses que nous n’aimons pas...

Astuce n°4

Dans la mesure du possible concentre-toi sur des réalisations qui te plaisent, la motivation intérieure est très puissante.
Dans le cas où il est nécessaire de faire quelque chose qui ne te plaît pas, délaisse la motivation intérieure au profit de la motivation d’accomplissement, voire même de celle extérieure !
  1. Alterne les activités que tu aimes et celle que tu apprécies moins
  2. Pour ces dernières, focalise-toi sur la satisfaction d’avoir atteint ton objectif !

Au besoin fais appel à la motivation externe, entoure-toi de personne qui vont te motiver !


En conclusion, la perte de motivation est un phénomène normal et récurrent. Il apparaît dès lors que nos envies se confrontent à une réalité qui amène des contraintes. Possible aussi que tu ne vivent pas en accord avec tes valeurs !

Développer sa motivation demande un minimum d’efforts. Bientôt, avec l’envie d’y arriver et quelques stratégies, tu seras en mesure de venir à bout de ces « coups de mou » !

Si la situation ne s’arrange pas malgré tout, il est peut-être nécessaire de creuser un peu plus loin (définition des objectifs, mécanismes de passivité…). Autant de points qui peuvent être abordés lors d’un suivi en coaching de vie !

Belle et agréable journée à tous et à toutes !